Les neurosciences affirment aujourd’hui qu’il existe un lien réel entre les émotions et la santé. En effet, le système limbique, aire cérébrale impliquée dans les émotions et la mémoire impacte le système nerveux sympathique, lui-même responsable de l’augmentation du rythme cardiaque, de la transpiration, de la digestion…

Nos humeurs auraient donc un impact sur nos fonctions biologiques et par ce biais sur notre santé.

Ainsi, la colère ou la rumination ralentiraient la cicatrisation.

L’anxiété et le stress diminueraient nos défenses immunitaires, augmenteraient les risques cardia-vasculaires et les risques allergiques…

Les larmes, quant à elles, permettraient d’évacuer les hormones du stress.

La joie stimulerait les hormones réparatrices du corps, ferait baisser le cholestérol, renforcerait les artères…

De même, la quiétude protégerait le cerveau et diminuerait la sensibilité à la douleur.

Apprenons donc à écouter, comprendre et apprivoiser nos émotions…

Article paru dans « Principes de santé – Le journal de la médecine naturelle » n°69 juillet Août 2014

De l’influence des émotions sur la santé

« Travailler ses émotions fait partie d’une vraie politique de prévention santé. Contrairement à l’orient (médecine chinoise, taoïste ou ayurvédique), l’occident ne s’est mis que récemment à les prendre en compte dans l’évaluation de l’état de santé global. Les travaux d’Antonio Damasio, neurologue américain, auteur du best seller « L’erreur de Descartes »(éd Odile Jacob, 2008), ont ouvert la voie dans les années 1980 à d’autres chercheurs, qui ont, par exemple, mis en avant la capacité du corps à produire en quelques minutes de la sérotonine (efficace pour lutter contre la dépression) à partir de la simulation d’émotions comme la joie ou la tristesse. De son côté, le docteur Bruce Lipton, aux états unis, a avancé sur l’ADN et la santé. Pour constater qu’en exposant les cellules à un environnement sain, propice au développement de la dopamine, de l’ocytocine ou de la sérotonine, les cellules malades s’auto-régénèrent. Par ailleurs, en compilant 300 études réalisées sur 40 ans, l’American Psychological association a confirmé en 2004 des liens entre stress et système immunitaire. Si, sur le court terme, les glucocorticoïdes (produits en plus grande quantité sous l’effet du stress) ont un effet immunosuppresseur, sur le long terme en revanche, les défenses immunitaires sont fragilisées. D’où l’apparition de moult pathologie ».